Tu ne seras pas un homme mon fils !

La laïcité devrait être le terreau de la démocratie.
Ou quand celui-ci ne laisse plus pousser que ruines et misères.
Quand nos perspectives; L’état raquette, ou l’état prison.
Ou l’état de déliquescence, combines et exclusion.
Quand l’avenir, se restreint à leur télé réalité,
Vous réduisant à ces pires jeux de rôles.
Quand votre rêve Internet, défie les consciences,
Et, impose le virtuel au-delà des valeurs.
Le temps de devenir sans avenir, celui des lendemains incertains.
Quand vos certitudes oppriment les rêves.
Que votre CAC 40 nous transforme en misère.
Et tout votre argent roi, aux dépens des valeurs.
Quand la terre appauvrie ne nourrit plus son homme.
Et vos usines à bestiaux, dénient au temps son savoir-faire.
Quand l’eau des mers et des rivières coule,
Bayer ; Nitrate, pesticides et déchets.
Quand la jeunesse crie son désarroi.
Et que le rêve se shoot, cannabis d’avenir.
Ou que caricature, la rébellion se termine en privation.
Quand vous prétendez la hauteur, en rabaissant les peuples.
Alors que vos banques se servent,et viennent vider nos poches
Alors que nous, on trime, sue ; Crève misère.
Ou défilent rejet, potion magique Pôle emploi.
Que pourtant même les élus filent mauvais coton.
Quand plus fort, les écoles distillent l’exclusion.
Et ne sèment qu’incompréhensions,
Quand vos médias, neutralisent l’opinion.
Et en plus soumission. Paroles de sondeurs.
Quand nos cerveaux sont vidés, nos idées rétrécies.
Que vos dieux imposeront leurs lois.
Quand on bétonne, on bitume les terres.
Tout en faisant pousser l’herbe sur les toits.

Alors des prêcheurs disposeront de toi.
Tant que tu ne seras pas éduqué, conquérant et honnête.
Tu ne seras pas un homme mon fils.

G.B.

N B . Ceci est un pastiche du célèbre poème de Rudyard kipling
« Tu seras un homme mon fils. »

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Désir d’oubli.

Désir d’oubli, l’ombre s’estompe,
Pensées vagabondes, qui s’agitent
.Le temps pourtant souffle ses braises,
Le vent de nos tempêtes
Emporte les parfums de notre histoire.
Ton image hypnotise mes rêves.
Ton absence comme ironique présence.
Toi cet astre qui brillait dans ma vie.
Etoile filante, ou simple nébuleuse ;
Tu m’as jeté néant, comme au fond de ce puits.
Perdu dans cet univers frileux,
Happé par ton vide, comme désert de vie.
Figé l’amour, pour toujours disparue,
Et sans toi obscure complot
Je me rejoue sans cesse
Cette scène, atroce punition,
Dans les profondeurs de la vie
Ton manque, comme une blessure,
Le temps cicatrise la privation
Notre passé habite mon présent.
Ton miroir désormais sans visage
Tu étais histoires, comme un grand livre,
Tirée juste pour moi, fatale obsession.
Et toutes tes pages, comme pour jamais écrites
Jauniront sur les étagères de ma mémoire.
Tu avais voulu y poser le mot fin.

G.B.

A Danièle.

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Tu m’as aimé, et l’as avoué l’espace d’une soirée,

Tu avais bu, je ne peux l’ignorer, mais ça ne peut tout expliquer.

Et ta sincérité pourquoi te la reprocher.

Ivre tu as glissé, comme le bateau tu t’es laissé emporter

Par le flot de tes tumultueuses pensées.

Ce reproche de n’avoir pas craqué ;

Mais tu étais tempête et j’aurais pu flancher.

Pourtant j’étais trop bien arrimé,

Je t’avais peut-être trop pratiqué.

J’aurais été ta bouée pour un soir,

Tu sais, ce quelque chose auquel tu cherches à t’accrocher,

Ou ce phare a la fois mirador et point de mire.

Tu dis non, tu refuses et puis rejettes tout.

Tu balances sur la houle et, marine préfères grise mine.

Tu sais pourtant être brillante, miroiter sous la lune,

Rêver à l’assaut de fugitives dunes,

Allumer tes feux de détresse, et malheur à qui peut les capter.

A moins que de toi-même tu ailles à l’abordage

Précipitant tes victimes sur des récifs, dans un abîme insondable.

Marée lunatique qui brise ses flots,

Rocs coraux rocs, rien n arrêtes ton éternel balancement.

Tu tourbillonnes rageuse et repars, alanguie

Ou tu roules inonder quelques landes arides

Brutale tu nous suffoques, ou câline à nos pieds

Sans cesse  recommence une nouvelle virée.

Et si petit bouchon tu fais mine de couler,

Tu repars, ballottée, Si l’on rêve de te voir happée,

tu resurgis toujours, bien balancée.

Alors on fuit, car on vacille, vertige ;

Pourtant si hypnotisé on s’entête

Nos yeux se brouillent, on croit que tout s’arrête.

Et si simple curieux on espère ce moment

Qui te fera chavirer, et te verras enfin noyée.

Tu es mer et vagues, et moi poisson ;

Et si des fois tu me submerges,

N’oublie pas que je suis dans mon élément comme toi,

Tu es ce qui me fait vivre, je justifie ton état, on ne peut y échapper.

Alors écoutes moi gober tes tourments et puis m’en contenter.

N’ai aucune colère, ni trouble, gardes ta fraîcheur, ta transparence,

Continue à nourrir ce plancton qui te permet de te régénérer ;

Et ne t’inquiètes pas pour ces rochers puisque tu les rendras sables.

 

Paris le 18 février 1986.

A Danielle,  mon amour

Le sein des seins !

Ô sein d’esprit.

J’ai fait un rêve, madame,
Ou vous m’émerveillez de vos rondeurs,
Elles étaient arborées sagement,
Ce corps, votre physique mérite une attention extrême.
Et, portés dignement, certains de vos attributs.
Nobles et fières, prédisposé, imposent.
Petits, ils narguent honorablement, le regard du céans.
Subtilement offert, et sans ostentation.
Ils pointent alors leur dard, émoustillé, et nous font fête,
Tout en nous tenant tête.
Toujours prêt à l’ouvrage ; Ils attendent de se rebeller.
Caressant, ils se laissent pétrir,
Ces mamelons généreux, comme offrande en bouche.
Si d’autres prodiguent, se dressent fièrement.
Pointant et portant toujours droit devant.
Se jettent aux yeux du monde.
Si plus lourd ils tombent, et semblent narguer vos chaussures.
Un soutint leur offrira, tels des balcons de choix.
Les offrant divin, comme dans un écrin.
E t si pour les matrones jouissivement offertes.
Comme balles rebondissent, et se laissent attendrir.
Et merveille, ces médailles, comme bouclier.
Offrande, fruit de la passion, ou délice de mangues.
Et si au sein des seins ; Vous méritez de vous afficher,
La liberté vous sied, sachez en profiter.
Et si par coquetterie, ou par esprit malin.
Vous vous libérez et pointez, dignement.
Vous êtes les héros de cette féminité.
Et le supplice de notre curiosité.
Allez laisser nous combler, tendre gourmandise,
Et nous ravir un peu de votre inimité.

G.B.

Coucou, me revoilà !

Alors, ça bouge, je crée, je découvre, j’invente, je peaufine.

De sites en site, de lieux en espaces, tel la taupe, souterraine, je creuse, je fouille, j’évacue.

Petit scribouillard, je joue, avec les mots, comme avec mes lieux.

Je veux, paraître comme ses livres qui s’affichent en vitrine des librairies, toujours en quète de lecteur.

En plus je ne prétends pas me vendre, je me donne.

Je vous offre, un autre regard, sorti des sentiers battus, de nos média-crotte ; Distilleur d’ennui.

Aussi, courageux lecteurs, merci, et bravo de m’accompagner, de m’encourager, de me soutenir..

A suivre, à vous revoir.

G.B.