Carte postale.

( Le 27 juillet 2014 je vous adressais cette carte postale, Mon passé deviendra demain mon nouveau présent, Je vais retrouver  ces lieux, me ressourcer prés des flots Loire, Et y couler tranquille mon reste de vie. )………….Je ne vous ai pas abandonné, simplement pour quelque temps j’ai délaissé, mes bords de Marne, ses coulées verdoyantes, ses frais ombrages, ses longues traversées souvent savamment aménagées ; les cygnes, canards ou poules d’eau piaffent, glissent et s’ébrouent signifiant leur prédominance en ces lieux, et en totale liberté, il n’est pas rare de croiser des familles entières, deux parents protégeant une suite de petits. La nature à ses lois, à ses droits.

Ces pistes partagées en même temps par des cyclistes, en mal de vitesse, de chrono, joggeurs ou simples promeneurs en famille, ou traînant quelque chien la langue bien pendante.

Comme ses chemins qui mènent toujours vers un bord de l’eau, voir d’une autre eau  ; Comme ce chapelet de lacs ou étangs.

Ces bases, nautiques abritent des centaines d’espèces d’oiseaux, et ces étendues liquide constellées d’êtres vivants, éternel mouvement changeant, au gré du temps, au gré des vents, miroir qui assombri, ou s’éclaire du ciel.

Cette rivière au repos, coulant tranquille laissant voir dans son peu de profondeur ; ses fonds de roches et d ‘algues, toute transparence ; Des poissons passent sous le regard.

La nature toute simple, parfois arrangée mettant en valeur ses herbes aquatiques aux fleurs chatoyantes, les violets se sèment de jaune, étrange complicité d’un milieu si bien organisé.

Certes l’homme n’y est pas pour rien, cherchant à cadrer, à canaliser, des débordements que dame nature sait improviser.

J’ai momentanément délaissé nos citées dortoir, de ceux qui pour mieux nous loger, se sont éloigné ; RER Grande banlieue, portant une demi heure de ce cœur capitale, de ces halles châtelets. Que tant de gens traversent, lieu de passage, gain ou perte de temps, car pour nos Parisiens il n’y à que cela qui compte.

Une demi-heure pour avoir la tête dans les étoiles, les pieds dans la verdure, et les oreilles au repos.

Et nos poumons qui se lâchent retrouvant un peu de cet air qui hume l’herbe fraîche. Paris banlieue, même combat, ou plutôt, s’ils courent en ville, pressés, oppressés, ils rentrent dormir, reposer leurs membres, leur cerveau.

Se vider pour se reconstruire ; pour étrange enfer du quotidien, et leur week-end sera comme cette banlieue, moment de détente, lâcher prise, oublier l’ordinaire, ils n’hésitent alors pas à se payer des heures de voiture, pour s’éloigner encore ; fuir toujours.

Donc pour raisons de vacances ; j’ai délaissé mon coin, et ma niche, et quelque deux heures et demi plus loin, sous un même ciel aquatique, chargé chape de plomb, couverture jetée comme pour cacher la tristesse du monde.

J’ai pourtant traversé la Loire, là ou les présentateurs météo, estiment la température sensiblement supérieur. Cette limite nord, sud, trait d’union comme de désunions, symbole d’une France coupée en deux.

Cette Loire avec ses longues langues de sable, qui se remplit aussi vite quelle se vide, mais dont les hauts murs la bordant montrent que cette grande dame peut avoir de terribles colères, et qu’il vaut mieux protéger ses alentours que, de lui laisser libre court.

Ce fleuve encore qui donne à ses vins de Loire ce coté léger, pourtant confortable, parfumé comme ce Vouvray, comme chargé des craies de ses falaises qui se jettent dans cette eau Loire..

Vin de tendresse, de fraîcheur, et petit moment d’extase. J’ai changé mon courant pour d’autres files de l’eau, pour cette démesure Loire, et gloire. J’apprécie ses largesses, mais m’inquiète de ne pouvoir joindre l’autre rive… Il faut dire que pour la traverser, des ponts existent, monstre de béton, de ferraille et de bruit ; Des trains de camions y défilent en permanence.

Autoroute A 10, finie nos routes, toile d’araignée desservant les moindres hameaux, ceux-ci disparus pour cause de modernité, pour raisons, au service des grandes villes ; Par déraison des hommes privilégiant la vitesse, et le temps gagné, au temps de vie, à ces moments précieux ou l’on retrouve la nature, aussi on ne traverse pas la Loire ou à bon escient, il faut de bonnes raisons, y être invité, convié.

Mais on la longe pour aller de châteaux en demeures princières.

De jardin ; en parc, la Loire d’un autre siècle ou l’on comprend le temps des calèches, celui qui n’avait encore rien à voir avec l’argent.

Et la ville accueille mes errements. Forte et confiante Tours se préserve surtout de ce fleuve dormant derrière de longs et terribles murs.

La vieille ville préserve ses secrets, cache des remparts, honore un Cèdres plusieurs fois centenaire, et dont les soutiens, étaies comme des échasses, l’aident à se tenir encore debout.

Et toutes ses ruelles pavées de lourdes pierres noirs, pour déboucher enfin au pied de cette cathédrale, monument gothique flamboyant, je dirais même exubérant, c’est comme une dentelle, trop chargée, lourde et pourtant pleine de finesse.

La grandeur dédiée.

Histoire d’un passé, comme un diadème posé sur la ville.

Voilà ou je me suis échappé, comme réfugié, privilégié j’arpente d’autres cieux ; d’autres lieux.

Souvenirs, amitiés.

Merci, bisous, merci.

 

 

G.B.

 

 

Tu ne seras pas un homme mon fils !

La laïcité devrait être le terreau de la démocratie.
Ou quand celui-ci ne laisse plus pousser que ruines et misères.
Quand nos perspectives; L’état raquette, ou l’état prison.
Ou l’état de déliquescence, combines et exclusion.
Quand l’avenir, se restreint à leur télé réalité,
Vous réduisant à ces pires jeux de rôles.
Quand votre rêve Internet, défie les consciences,
Et, impose le virtuel au-delà des valeurs.
Le temps de devenir sans avenir, celui des lendemains incertains.
Quand vos certitudes oppriment les rêves.
Que votre CAC 40 nous transforme en misère.
Et tout votre argent roi, aux dépens des valeurs.
Quand la terre appauvrie ne nourrit plus son homme.
Et vos usines à bestiaux, dénient au temps son savoir-faire.
Quand l’eau des mers et des rivières coule,
Bayer ; Nitrate, pesticides et déchets.
Quand la jeunesse crie son désarroi.
Et que le rêve se shoot, cannabis d’avenir.
Ou que caricature, la rébellion se termine en privation.
Quand vous prétendez la hauteur, en rabaissant les peuples.
Alors que vos banques se servent,et viennent vider nos poches
Alors que nous, on trime, sue ; Crève misère.
Ou défilent rejet, potion magique Pôle emploi.
Que pourtant même les élus filent mauvais coton.
Quand plus fort, les écoles distillent l’exclusion.
Et ne sèment qu’incompréhensions,
Quand vos médias, neutralisent l’opinion.
Et en plus soumission. Paroles de sondeurs.
Quand nos cerveaux sont vidés, nos idées rétrécies.
Que vos dieux imposeront leurs lois.
Quand on bétonne, on bitume les terres.
Tout en faisant pousser l’herbe sur les toits.

Alors des prêcheurs disposeront de toi.
Tant que tu ne seras pas éduqué, conquérant et honnête.
Tu ne seras pas un homme mon fils.

G.B.

N B . Ceci est un pastiche du célèbre poème de Rudyard kipling
« Tu seras un homme mon fils. »

Ce à quoi je m’engage.

Voilà, Mesdames, Messieurs vous l’aurez compris en cette période de vœux, chacun y va de ses bons mots de ses prédictions de ses élucubrations, de sa volonté farouche à vous apporter tout ce que vous ne cherchez plus, bonheur, amour, bref déjà le ciel et les bénéfices de leur religion.

Fadaise, de monts et merveilles, bref ils se font plaisir pour vous faire croire que tout ira bien.

Bref, si tout n’est pas rose, d’aucuns prétendront changer notre vie.

Personnellement je choisirais qu’elle ne changeât pas trop.

Certes, mon petit confort, doublé de ma tranquillité d’existence font que je ne prétends à rien autre. Au mieux une légère augmentation de mon pouvoir d’achat quelque peu érodé depuis trois ans ; période de disette et de restrictions budgétaires. Enfin pour le peuple, les nantis pour eux ça baigne.

Pendant ce triénat mon boulanger s’est augmenté de 20 %, à moins que ce ne soit son grand moulin bref ! idem pour le gaz et l’électricité. Ils nous ont obligé de changer la télé, les ampoules de nos lampes, oh, nous aurions pu choisir de revenir à la bougie.

Je sais l’Afrique peine à s’équiper. Pour nos marchands la rentabilité immédiate n’étant pas assuré, ils ne se précipitent pas sur ce marché.

Coté de nos dirigeants, ceux des grandes entreprises ont vu leur rémunération multipliée par 600. C’est petit mesquin, il paraît qu’ils n’arrivent pas à la cheville des ceux-ce des Stats : Alors, hein!  bien sûr.

Le chômage augmenté de 150 %.

Le prix des transports à bien dû croître de 12%.

Dans quel monde vivons-nous, on se le demande ?

Bon cela dit les promesses pleuvent, en cette année électorale ce sera ceinture et bretelles pour les uns ; Et lâché du leste pour d’autres.

Je ne crois plus en eux ils ont prouvé leur piètre utilité que seul les patrons reconnaissent.

De baisses de charges en crédit d’impôts en cadeaux en tout genre.  Merci patron.

Or donc nous pauvres péquins, tous ces sans dents, ou pus la sueur, minables. Nous qui osons prétendre à nos RTT ; Nous qui sommes dirigés à coup de 49,3 ( c’est la température dans l’hémicycle, et la note de nos dirigeants)

Nous rebelles avec pour seul pouvoir le pavé de la rue. Certes, le boycott existe, et est une arme redoutable, mais nos petites gens préfèrent le crédit, éducation et publicité, et système bancaires oblige ; Les salauds ils vous ont bien travaillés.

Nous gens ordinaires sans avenir, même si l’on nous bassine avec l’évolution de notre longévité, voilà de la belle ouvrage, quelle chance, nous vivrons tristes, seul, chômeur,  mais plus longtemps.

Bravo la vie.

Pourtant, que surtout qu’ils ne touchent plus à Notre SECU, à nos retraites.

Bon pour ça je ne vous donne pas la solution, simplement, ouvrons les yeux, nettoyons nos oreilles.

Ne vous en laissez plus compter par la télé, et ces médias ; Enfin les grands pontifes ; qui irradient nos cerveaux de leur venin.

Partageons l’avenir en commun, offrons-nous ce luxe.

Et bien sûr,  j’ose croire encore qu’une autre voie est possible, que la gauche elle existe, que le peuple peut changer la vie, notre vie ; Offrons-nous nos envies. France insoumise et peuple souverain ; Allez debout.

G.B.

N.B : Les chiffres donnés ne le  sont qu’approximatif, je ne suis pas économiste. Et l’insee calcule autrement.

Ballade de : Codi.

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Ah mon Codi

Tu es Codi, mon nouveau compagnon ;
Coditza, car Roumain, de recueil en refuge
Tu as traversé l’Europe à la recherche d’une éternité,
Tu as subi l’errance de tous ces exilés.
Pourtant chien ; tu étais condamné.

En ce long jour d’été ;
Le vent fait frissonner les herbes folles
De ces vastes prairies, que le faucheur
À oublié d’en terminer la coupe.
Cachant quelques hérons sereins,
Lesquels maladroit, décollent,
Comme une critique,
De traverser leur lit pâturage.
Ces grandes herbes, déjà paille
Proposent un décor de fin de moisson
Un oiseau pousse un long cri strident
Un écureuil passe, se faufile
Et grimpe habile, léger, s’arrête, mi-hauteur,
Et d’un rapide regard apprécie le danger
Pour disparaître dans un feuillage épais de certitude.
La forêt cerne ces vastes étendues,
D’herbes, de graminées et de fleurs mêlées.
Et de ces bois dans lesquels les arbres
Précipitent leur course vers ce ciel.
À peine agité, les lourdes feuilles couronnent
Comme un chapeau, offrant plus frais
Sous les arceaux de leurs ramures.
Même l’eau de ce petit ruisseau semble figée
Comme si elle avait été absorbé par la terre.
Et repose tranquille, transparente, nonchalante.
À peine troublée par un frisson d’araignée.
Cercles concentriques qui déroulent leurs cibles.
Le soleil gagne et étend son emprise.
Le silence accable, comme cette chaleur.
Et nos pas plus lourd, cognent, et heurtent le sol si sec
Que la terre fissure, comme vieille croûte
Qui risquent de finir, poussière.
Nos gestes, lents répondent à cette ambiance pesante.
Le chien, obligé, me reproches, de l’avoir sorti,
Tète basse, la langue pendante
Il suit, comme toujours collé à mes basques.
Il est là sans calcul, comme une ombre
Dévoué, généreux, Il se repose sur mes désirs.
Il attend, propose un regard, toujours disponible
Il comble solitude, rassure de sa présence.
Et témoigne en frétillant sa courte queue.
Il nous offre compagnie, et comprend nos envies.
Il est, besoin de sortir, mais sait attendre,
Et jamais un reproche ; Merci mon chien.
Je t’ai offert de partager ma vie,
Et te faire oublier ton périple passé.

G.B.

Coucou, me revoilà !

Alors, ça bouge, je crée, je découvre, j’invente, je peaufine.

De sites en site, de lieux en espaces, tel la taupe, souterraine, je creuse, je fouille, j’évacue.

Petit scribouillard, je joue, avec les mots, comme avec mes lieux.

Je veux, paraître comme ces livres qui s’affichent en vitrine des librairies, toujours en quête de lecteur.

En plus je ne prétends pas me vendre, je me donne.

Je vous offre, un autre regard, sorti des sentiers battus, de nos média-crotte ; Distilleur d’ennui.

Aussi, courageux lecteurs, merci, et bravo de m’accompagner, de m’encourager, de me soutenir..

A suivre, à vous revoir.

G.B.

Le sablier du temps.

Je me tiens là, solidement campé,
Je m’arque boute, résistant,
Refusant ce temps qui passe
Et avec l’âge, sa vitesse accélère.
Je sens les grains si fin
Portés par le sablier de la vie.
Et se glissent jusque dans nos jointures.
Maléfice, cruel qui nous use
Un peu comme nos souliers
Qui auront trop marché,
Nous menant parfois trop loin.
Ce mouvement perpétuel
Balancier qui sent un cœur qui saigne.
Approche sans concession
Le remord, illusion ; Fatale appréhension.
Comme l’eau du torrent, devenu fleuve apaisé.
Ou bien la solitude qui nous retrouve chemin.
Certains pensent avoir trouvé leur ciel
Pour d’autres, petit astre, perdu dans l’infini
Qui finiront errant dans les ténèbres.
L’homme dure qui impose sa loi
Individu mesquin qui broie des vies.
Sacrifice de suppliciés, perpétuel tourment.
Image de déchéance, trahison insoutenable,
L’homme pure, crie sa liberté.
Il force le regard et prétend l’éternité.

G.B