Le sablier du temps.

Je me tiens là, solidement campé,
Je m’arque boute, résistant,
Refusant ce temps qui passe
Et avec l’âge, sa vitesse accélère.
Je sens les grains si fin
Portés par le sablier de la vie.
Et se glissent jusque dans nos jointures.
Maléfice, cruel qui nous use
Un peu comme nos souliers
Qui auront trop marché,
Nous menant parfois trop loin.
Ce mouvement perpétuel
Balancier qui sent un cœur qui saigne.
Approche sans concession
Le remord, illusion ; Fatale appréhension.
Comme l’eau du torrent, devenu fleuve apaisé.
Ou bien la solitude qui nous retrouve chemin.
Certains pensent avoir trouvé leur ciel
Pour d’autres, petit astre, perdu dans l’infini
Qui finiront errant dans les ténèbres.
L’homme dure qui impose sa loi
Individu mesquin qui broie des vies.
Sacrifice de suppliciés, perpétuel tourment.
Image de déchéance, trahison insoutenable,
L’homme pure, crie sa liberté.
Il force le regard et prétend l’éternité.

G.B

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