Le sein des seins !

Ô sein d’esprit.

J’ai fait un rêve, madame,
Ou vous m’émerveillez de vos rondeurs,
Elles étaient arborées sagement,
Ce corps, votre physique mérite une attention extrême.
Et, portés dignement, certains de vos attributs.
Nobles et fières, prédisposé, imposent.
Petits, ils narguent honorablement, le regard du céans.
Subtilement offert, et sans ostentation.
Ils pointent alors leur dard, émoustillé, et nous font fête,
Tout en nous tenant tête.
Toujours prêt à l’ouvrage ; Ils attendent de se rebeller.
Caressant, ils se laissent pétrir,
Ces mamelons généreux, comme offrande en bouche.
Si d’autres prodiguent, se dressent fièrement.
Pointant et portant toujours droit devant.
Se jettent aux yeux du monde.
Si plus lourd ils tombent, et semblent narguer vos chaussures.
Un soutint leur offrira, tels des balcons de choix.
Les offrant divin, comme dans un écrin.
E t si pour les matrones jouissivement offertes.
Comme balles rebondissent, et se laissent attendrir.
Et merveille, ces médailles, comme bouclier.
Offrande, fruit de la passion, ou délice de mangues.
Et si au sein des seins ; Vous méritez de vous afficher,
La liberté vous sied, sachez en profiter.
Et si par coquetterie, ou par esprit malin.
Vous vous libérez et pointez, dignement.
Vous êtes les héros de cette féminité.
Et le supplice de notre curiosité.
Allez laisser nous combler, tendre gourmandise,
Et nous ravir un peu de votre inimité.

G.B.

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Ballade de : Codi.

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Ah mon Codi

Tu es Codi, mon nouveau compagnon ;
Coditza, car Roumain, de recueil en refuge
Tu as traversé l’Europe à la recherche d’une éternité,
Tu as subi l’errance de tous ces exilés.
Pourtant chien ; tu étais condamné.

En ce long jour d’été ;
Le vent fait frissonner les herbes folles
De ces vastes prairies, que le faucheur
À oublié d’en terminer la coupe.
Cachant quelques hérons sereins,
Lesquels maladroit, décollent,
Comme une critique,
De traverser leur lit pâturage.
Ces grandes herbes, déjà paille
Proposent un décor de fin de moisson
Un oiseau pousse un long cri strident
Un écureuil passe, se faufile
Et grimpe habile, léger, s’arrête, mi-hauteur,
Et d’un rapide regard apprécie le danger
Pour disparaître dans un feuillage épais de certitude.
La forêt cerne ces vastes étendues,
D’herbes, de graminées et de fleurs mêlées.
Et de ces bois dans lesquels les arbres
Précipitent leur course vers ce ciel.
À peine agité, les lourdes feuilles couronnent
Comme un chapeau, offrant plus frais
Sous les arceaux de leurs ramures.
Même l’eau de ce petit ruisseau semble figée
Comme si elle avait été absorbé par la terre.
Et repose tranquille, transparente, nonchalante.
À peine troublée par un frisson d’araignée.
Cercles concentriques qui déroulent leurs cibles.
Le soleil gagne et étend son emprise.
Le silence accable, comme cette chaleur.
Et nos pas plus lourd, cognent, et heurtent le sol si sec
Que la terre fissure, comme vieille croûte
Qui risquent de finir, poussière.
Nos gestes, lents répondent à cette ambiance pesante.
Le chien, obligé, me reproches, de l’avoir sorti,
Tète basse, la langue pendante
Il suit, comme toujours collé à mes basques.
Il est là sans calcul, comme une ombre
Dévoué, généreux, Il se repose sur mes désirs.
Il attend, propose un regard, toujours disponible
Il comble solitude, rassure de sa présence.
Et témoigne en frétillant sa courte queue.
Il nous offre compagnie, et comprend nos envies.
Il est, besoin de sortir, mais sait attendre,
Et jamais un reproche ; Merci mon chien.
Je t’ai offert de partager ma vie,
Et te faire oublier ton périple passé.

G.B.

Et si dieu avait gagné !

Ainsi les croyants de tous crins, montent en visibilité.
La fin du vingtième siècle après ce que l’on a appelé « les trente glorieuses »
Montrait une perte d’influence.
Nos églises ne faisaient plus le plein, et il fallait chercher partout comment recréer des vocations.
Pendant ce temps, la pensée offrait toujours plus et d’explications et de justifications quant à l’origine de notre existence, et sur la création du monde.
Bref, nos croyants, s’ils ne perdaient pied, se trouvaient de plus en plus marginalisé.
Chacun essayait de trouver une justification à sa foi, voir à son détournement des croyances
La raison, comme toutes les thèses matérialistes, prônait un débat sur les seules valeurs humaines.
Les perpétuels conflits mondiaux, comme les phénomènes naturels, Sécheresse, séismes, et autres catastrophes naturelles, n’étaient plus le fait d’une certaine divinité, mais l’explication logique, ou des mouvements de l’écorce terrestre, ou des phénomènes climatiques engendrés par les destructions, voir les manipulation de l’espace naturel. (déforestation, constructions à outrance et « bétonnisation» des cotes et du littoral.
L’homme ainsi modifiait les données qui allaient perturber son évolution.
Pourtant il restait maître de son destin.
Il n’en restait pas moins que l’homme pilleur, pollueur avait pris le pas sur l’humain intelligent, raisonnable, sensé.
Il voulait tout dominer, maîtriser, même ses propres congénères.
L’homme de bien avait fait place à l’homme du bien.

Alors le pauvre, le soumis avait repris le sens de la religion, il se réfugiait dans un nouveau système passéiste, dans un repli de l’oubli, dans un futur imaginaire.
Dans un besoin de compensation.
Les dieux bénis, les dieux merci avaient repris le sens d’un nouveau destin.
Comme en plus l’enseignement, non seulement celui de nos éducateurs, mais aussi celui de la famille, semblait se déliter au travers des nouveaux jeux, des nouveaux médias, d’un reniement général, fi du passé et de son exemple.
Le No futur des années 1970 avait laissé place à un No-manland.
Tous ces systèmes d’Internet comme cette correspondance de virtualité ; offraient comme une porte étroite, parfois dissimulée, mais un passage divin. Une nouvelle perspective.
Le manque d’avenir et le communautarisme mis en place par la déliquescence des politiques ; Lesquels plus occupés de leur petit confort, ou autre pérennité que de s’occuper du bien public et collectif.
Les médias dans la grande marmite de l’histoire dédoublaient l’image des tenants des discours populistes et réactionnaires.
Ils montaient en épingle le mal vivre, et la désillusion.
L’Europe des nations avait fait place à l’Europe des économies.
Ces peuples, qui avaient reculé les frontières se trouvaient enfermé dans ses contradictions et seuls ses dirigeants se trouvaient dans une tour d’ivoire.

Notre règne ne savait plus distiller,ni perspectives, ni avenir.
Aussi les forces maléfices avaient repris le dessus ; Avaient redonné des illusions, cherchaient à fédérer les nouveaux templiers des temps moderne.
Chacun pouvait rejoindre ces croisés, prêchant, dans les déserts de l’aridité humaine…
Et dieux dans tout ça : Il a bon dos..
G.B.

Coucou, me revoilà !

Alors, ça bouge, je crée, je découvre, j’invente, je peaufine.

De sites en site, de lieux en espaces, tel la taupe, souterraine, je creuse, je fouille, j’évacue.

Petit scribouillard, je joue, avec les mots, comme avec mes lieux.

Je veux, paraître comme ces livres qui s’affichent en vitrine des librairies, toujours en quête de lecteur.

En plus je ne prétends pas me vendre, je me donne.

Je vous offre, un autre regard, sorti des sentiers battus, de nos média-crotte ; Distilleur d’ennui.

Aussi, courageux lecteurs, merci, et bravo de m’accompagner, de m’encourager, de me soutenir..

A suivre, à vous revoir.

G.B.

Le sablier du temps.

Je me tiens là, solidement campé,
Je m’arque boute, résistant,
Refusant ce temps qui passe
Et avec l’âge, sa vitesse accélère.
Je sens les grains si fin
Portés par le sablier de la vie.
Et se glissent jusque dans nos jointures.
Maléfice, cruel qui nous use
Un peu comme nos souliers
Qui auront trop marché,
Nous menant parfois trop loin.
Ce mouvement perpétuel
Balancier qui sent un cœur qui saigne.
Approche sans concession
Le remord, illusion ; Fatale appréhension.
Comme l’eau du torrent, devenu fleuve apaisé.
Ou bien la solitude qui nous retrouve chemin.
Certains pensent avoir trouvé leur ciel
Pour d’autres, petit astre, perdu dans l’infini
Qui finiront errant dans les ténèbres.
L’homme dure qui impose sa loi
Individu mesquin qui broie des vies.
Sacrifice de suppliciés, perpétuel tourment.
Image de déchéance, trahison insoutenable,
L’homme pure, crie sa liberté.
Il force le regard et prétend l’éternité.

G.B

Emotions !

Une feuille de papier,
Quelques mots posés.
Oh crayon, cri du cœur,
Les gestes qui s’imposent.
Idées sans suite ; Jetées là,
Rassemblement, moments futiles ;
Égarement, illusion d’exister.
Phrases au long court,
Crions notre délire.
Simple péripétie de langage.
Adresse désordonnée,
Ou l’empreinte marquée
Fragile savoir, à vouloir partager.
Histoire de paraître, humanité précaire ;
Apparence incertaine, compagnon improbable
Le clavier a remplacé, Ce bout de mine grise.
Pourtant pensée et valeur ordonnée
L’auteur supplicie ses perfides penchants,
Méthodique, Il raisonne ses non-sens
Attribut la passion, de l’essence naît l’idée
Faire avancer un tant soit peu l’histoire.
Mon cerveau liquéfie le verbe
Je pisse des lignes, phrase le contexte
Diatribes mes colloques ; Exhorte mes prétextes
Ma douleur se dilue, je touche enfin le fonds
Je perds la raison, inerte certitude
Je cache ma fièvre, et somme le ridicule
J’éructe des lambeaux de peau.
Et décroche le tableau, à peine sorti du cadre.
Regarde l’envers, décor intérieur
Et y cherche mon droit, l’œil au bord du vide
J’entends bien me montrer, un tant soi peu soumis
Comme précipice, je cherche profondeur.
Et me jette corps perdu vers mes attirances
Dans ce que ma vie comme perte de sens.
Alors demain, éphémère indécence.

G.B.